L'éthique des hackers et l'échange libre des idées

21 octobre 2020

Le concept de décentralisation est au coeur même de la culture hacker. L'Internet et l'ordinateur permettent l'échange et le traitement d'informations. Il faut se méfier de quiconque pouvant contrôler l'un ou l'autre de ces éléments comme Amazon, Google, Facebook.

Le terme hacking vient d'aussi loin que les années 50 où les radio-amateurs utilisaient déjà ce terme pour référer à l'action de modifier un appareil radio pour améliorer ses performances. Ils s'appropriaient alors la technologie, l'utilisant comme matière première pour créer quelque chose qui leur est propre, comme la peinture pour un peintre.


Dans son livre L'Éthique des hackers publié en 1984, Steven Levy indique que cette culture suit les six principes suivants:

  • L'accès aux ordinateurs -et n'importe quel moyen d'apprentissage- doit être universel et sans limitations.
  • Toute information doit être libre.
  • Il faut se méfier de l'autorité et encourager la décentralisation.
  • Les hackers doivent être jugés selon leurs aptitudes et non de faux critères comme les diplômes, l'âge, l'origine ethnique ou le rang social.
  • L'ordinateur peut créer de oeuvres d'art.
  • L'ordinateur peut améliorer notre vie.

Pour Steven Levy, la culture hacker valorise l'échange de connaissances au dessus du reste et stipule qu'il ne faut pas hésiter à poser des actions virtuelles concrètes pour garantir un échange libre des informations. Contrairement à l'individu, qu'on dit fondamentalement soucieux de sa communauté et acteur du bieu commun, il faut douter de l'autorité qui peut chercher à entraver les libertés numériques, donc l'échange libre d'idées.

Les plateformes de communications centralisées sont une autorité dont il faut se méfier. Les géants du web peuvent décider des publications affichées sur leur plateforme. Il peuvent ainsi influencer l'opinion, le comportement et notre apprentissange de nouvelles compétences.

La décentralisation des services de communication donne le pouvoir aux communautés de choisir comment ils échangeront leurs idées.